FLAGRANT DELHI

Pièce pour 5 danseurs    1h10
Création février 2008 | Théâtre Arsenic Lausanne

Photo: Virginie Otth

Entre délit, délire et délice:
une frontière mal gardée

Dans la continuité des précédentes créations, Flagrant Delhi aborde les questions de société sous un angle cette fois plus politique.

La subversion de toute limite, délice de la modernité, n’a pas tenu ses promesses de liberté. L’abattement des frontières enferme dans un espace unique d’où l’on ne sort plus. La possibilité d’un extérieur, de ce qui est autre, est en train de disparaître.

La  désintégration des identités culturelles et nationales laisse des individus solitaires, à la merci de n’importe quel délire collectif dans le vain espoir de retrouver un semblant de cohésion.

A la place, une administration hyper contrôlée du matériel humain à des fins d’exploitation. Le tout enrobé d’une idéologie mensongère du bonheur par l’égalité, alors même que s’impose la loi du plus fort, et non pas celle du meilleur.

La vertu prend les aspects du parvenu. Le prochain n’est plus aimé, mais utilisé, ou éliminé. C’est la guerre de tous contre tous. Au sein du troupeau uniformisé, la libération des plus bas instincts de chacun est ce qu’il reste de la liberté.

Présenter cette flagrante barbarie sous la bannière ”Liberté, Egalité, Fraternité” relève du délire collectif.

En jouant de façon ludique cette grotesque comédie, Flagrant Delhi se veut être un reflet de notre époque envoutée.

A propos du titre

Le spectacle a été en partie créé en Inde lors d’une résidence de cinq semaines avec la compagnie. L’objectif n’était pas de s’inspirer de la culture indienne, mais de se confronter au totalement autre comme révélateur de soi. Le titre joue sur les mots pour exprimer l’infranchissable (l’interdit) du tout autre.

Between Delict, Delirium and Delight: a Poorly Guarded Boundary

In the continuity of the previous creations, Flagrant Delhi tackles social issues from a more political angle this time.

The subversion of all limits is the delight of modernity, but has not kept its promise of freedom. The abolition of borders locks us into a single space from which we no longer leave. The possibility of an outside, of what is different, is disappearing.

The disintegration of cultural and national identities leaves solitary individuals at the mercy of any collective lunacy in the vain hope of regaining a semblance of cohesion.

Instead, a hyper-controlled administration of human resources aimed at exploitation. All of this is wrapped up in a phoney ideology of happiness through equality, even though the law of the strongest, far from being the best, is prevailing.

Virtue takes on the aspects of the parvenu. The fellow man is no longer loved, but used, or eliminated. It is a war of all against all. Within the standardized flock of sheep, freeing the lowest instincts of each individual is what remains of freedom.

Presenting this flagrant barbarism under the banner of  » Liberty, Equality and Fraternity  » is a collective lunacy.

By playing out this grotesque comedy in a playful way, Flagrant Delhi aims to be a picture of our bewitched times.

About the title

The show was partly created in India during a five-week residency with the company. The objective was not to be inspired by Indian culture, but to confront the totally other as a revelation of the self. The title plays on words to express the impassable (the forbidden) of the totally other.

Danseurs: Marlène Rostaing | Louison Pochat | Brune Campos | Vincent Huet | Juan Vicente
Assistante: Sylviane Thilo
Dramaturge: Joclécio Azevedo
Lumière: Quentin Simon
Costume: Scilla Illardo

Tournée en Suisse
Arsenic Lausanne: 28 fév au 9 mars 2008
Théâtre La Fourmi à Lucerne: 11 /12 mars 2008
Cinema Teatro Chiasso: 16 mars 2008
Théâtre du Passage Neuchâtel: 18 mars 2008
Nuithonie Fribourg: 19 mars 2008 3

Affiche originale

Affiche censurée